BLACKT.

Le site d’un cabinet d’avocats : ce qu’il doit contenir

Le site d’un cabinet d’avocats sert à être choisi, pas à être trouvé. Neuf fois sur dix, le visiteur arrive avec votre nom en tête, donné par un confrère ou un client, et vient vérifier qu’il peut vous confier son dossier.

Ce que ce site doit contenir découle de là. Nous avons accompagné une dizaine de cabinets, à Paris, à Bruxelles et à Luxembourg, et c’est toujours la même vérification qui se joue en quarante secondes.

La vérification en quarante secondes

Le visiteur cherche trois réponses, dans cet ordre. Est-ce que ce cabinet fait vraiment mon problème, et pas une liste de douze matières où le mien figure quelque part ? Qui va s’en occuper, et avec quel parcours ? Comment ça se passe si j’appelle demain matin ?

Un site qui répond aux trois obtient un appel préparé. Un site qui laisse une question ouverte obtient un appel hésitant, ou pas d’appel du tout.

Une page par domaine, et pas une page de compétences

C’est le seul point sur lequel nous ne transigeons pas. Le droit social et le droit des sociétés n’ont ni les mêmes clients, ni les mêmes questions, ni les mêmes mots. Une page qui les énumère ne parle à personne, et Google classe des pages, pas des cabinets.

Une bonne page de domaine contient ce qu’un confrère ne mettrait pas : les situations concrètes que vous traitez, le déroulé réel d’un dossier, les délais qui comptent, et ce que vous ne faites pas. Cette dernière ligne vous fera gagner du temps à chaque appel.

La page des associés, celle qu’on relit avant d’appeler

Parcours, barreau d’inscription, langues de travail, publications, et une photo qui ressemble à la personne qu’on aura en face. Les photos de banque d’images se repèrent en une seconde sur un site de cabinet, et elles coûtent plus cher qu’une absence de photo.

Le cadre, qui fait la différence

Comment se passe un premier rendez-vous, combien de temps il dure, quelles pièces apporter, sous quel délai vous répondez. Ces quatre informations tiennent en un paragraphe et filtrent la moitié des demandes hors sujet.

Sur les honoraires, rien ne vous oblige à publier une grille. Expliquer les modes de facturation (forfait, temps passé, honoraire de résultat quand il est permis) et donner un ordre de grandeur là où c’est possible lève pourtant un frein réel. Le silence complet sur l’argent fait supposer le pire.

La déontologie n’est pas la même partout

C’est le point que les agences généralistes ignorent, et il nous a valu des relectures sérieuses sur nos dossiers belges et luxembourgeois.

BarreauTexte de référenceCe qu’il faut vérifier avant d’écrire
FranceRIN, article 10Information sincère, pas de démarchage personnalisé, pas de promesse de résultat, mentions obligatoires
BelgiqueRèglement d’AVOCATS.BEPublicité autorisée mais encadrée, prudence sur les classements et les distinctions
LuxembourgRèglement intérieur de l’OrdreCommunication permise, formulations à faire valider par le cabinet

La règle de travail que nous appliquons : tout contenu est relu par un avocat du cabinet avant publication, y compris les textes que nous écrivons. Ce n’est pas une précaution, c’est la condition pour que le site puisse vivre ensuite sans nous.

Le contenu qui amène des dossiers, et celui qui ne sert à rien

Les notes de jurisprudence écrites pour des confrères ne vous amènent pas de clients. Ce qui en amène, ce sont les réponses aux questions que l’on se pose avant de consulter : que faire dans les quarante-huit heures, quels documents rassembler, combien de temps dure une procédure, quel délai je risque de laisser passer.

Ces pages-là travaillent deux fois. Elles préparent le rendez-vous, et elles sont ce que les moteurs de réponse recopient. Nous avons posé vingt questions à ChatGPT et à Perplexity en novembre 2026 : sur les quatre questions concernant les avocats, les cabinets et les agences cités avaient tous une page qui nomme explicitement le problème traité. Aucun n’était cité pour la qualité de son design.

Ce qu’il ne faut pas oublier, et qui plaide contre vous

  • Les mentions légales et la politique de confidentialité à jour. Un cabinet dont le site n’est pas en règle se présente mal.
  • Un site rapide sur téléphone. Plus de la moitié des visites arrivent d’un mobile, souvent dans un moment d’urgence.
  • Une version anglaise si vous avez des clients étrangers, avec les balises qui disent à Google quelle version montrer à qui. C’est le poste le plus souvent bâclé.
  • La mesure d’audience. Sans elle, personne ne saura jamais si le site a servi à quelque chose.

Questions fréquentes

Un cabinet d’avocats a-t-il le droit d’avoir un site internet ?

Oui, sans autorisation préalable, en France comme en Belgique et au Luxembourg. Le site doit rester une information sincère et digne, sans démarchage personnalisé ni promesse de résultat. Les règles précises dépendent de votre barreau.

Faut-il afficher les honoraires ?

Rien ne l’impose pour l’essentiel des prestations. Expliquer les modes de facturation et donner une fourchette quand c’est possible améliore nettement la qualité des demandes reçues.

Combien de pages pour un cabinet de cinq avocats ?

Comptez une page par domaine réellement pratiqué, une par associé, une page cabinet, une page carrières, le contact et les mentions. Entre douze et vingt pages pour un cabinet de cette taille, sur cinq ou six gabarits.

Le blog vaut-il encore le coup ?

Oui, s’il répond à des questions de clients plutôt qu’à des questions de juristes. Deux articles utiles par trimestre valent mieux que douze notes de jurisprudence que personne ne cherche.

BLACKT conçoit des sites de cabinets qui gagnent des dossiers : notre offre pour les cabinets d’avocats.

Pour aller plus loin

Image de Camila Lopes Masetti

Camila Lopes Masetti

Cofondatrice de BLACKT, Camila Lopes Masetti accompagne les marques de la stratégie au site internet. Elle a créé la méthode Headvalue, qui fait émerger la valeur principale d'une marque.

PARLONS DE VOTRE PROJET

15 minutes. Gratuites. Sans engagement. On vous dit exactement ce qu'on ferait à votre place.

DEVIS RAPIDE

Dites-nous l'essentiel. On revient vers vous sous 24 heures ouvrées, avec une première orientation et les prochaines étapes.

C'est reçu. Nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées, avec une première orientation et les prochaines étapes.

Parfait ! Nous avons bien reçu vos informations.

Parfait ! Nous avons bien reçu vos informations.