Pour choisir le site internet de son cabinet, il faut répondre à une seule question avant toutes les autres : qu’est-ce que ce site doit produire ? Des dossiers dans un domaine précis, des candidatures de collaborateurs, ou simplement une adresse crédible à donner. La réponse décide du format, du budget et du délai.
Voici la méthode que nous suivons avec les cabinets que nous accompagnons, dans l’ordre.
1. Décidez ce que le site doit produire
- Des dossiers. Le site doit alors être trouvé sur les requêtes de vos clients, domaine par domaine et ville par ville. C’est un projet de contenu autant que de design.
- Des candidatures. La page carrières, la culture du cabinet et les parcours des associés deviennent le cœur du site.
- De la crédibilité. Vos dossiers viennent de la recommandation et du réseau, et le site sert de preuve quand on vous googlise avant le premier rendez-vous. Un site sobre et complet suffit.
Les trois ne demandent ni le même budget, ni le même travail. Un cabinet qui vise la crédibilité et paie un site de conquête gaspille, et l’inverse coûte des dossiers.
2. Comptez vos gabarits, pas vos pages
Listez ce qui doit exister : accueil, domaines d’intervention, profils d’associés, actualités, carrières, contact, mentions. Chaque type de page est un gabarit à dessiner. C’est le nombre de gabarits, pas le nombre de pages, qui fixe le prix et le délai.
3. Prêt-à-porter ou sur-mesure
| Prêt-à-porter | Sur-mesure | |
|---|---|---|
| Délai | une semaine | six à dix semaines |
| Prix | 990 € HT | à partir de 3 500 € HT |
| Identité | le modèle, à vos couleurs | dessinée pour le cabinet |
| Bon pour | s’installer, remplacer un site daté | un domaine concurrentiel, plusieurs langues, une marque |
Le prêt-à-porter n’est pas un sous-site : ce sont des modèles dessinés pour la profession, avec les mentions en place. Les vingt-huit exemples se regardent avec votre nom et vos couleurs avant de décider, et les sites prêts-à-porter pour cabinets d’avocats sont livrés en cinq jours ouvrés.
4. Vérifiez les six choses que le site doit prouver
- La compétence : des domaines d’intervention explicites, pas une liste de mots.
- Les personnes : parcours, barreau, langues, publications. La page associé est la plus lue après l’accueil.
- La manière de travailler : premier rendez-vous, délais, modes de facturation.
- La conformité : mentions obligatoires, RGPD, règles de communication de la profession.
- La joignabilité : téléphone visible, formulaire court, adresse et horaires cohérents avec la fiche Google.
- La vitesse : un site de cabinet qui met quatre secondes à s’afficher perd des visiteurs avant la première ligne.
5. Les pièges que nous voyons le plus souvent
- Refaire le site sans relever les anciennes adresses : les positions acquises disparaissent du jour au lendemain.
- Des textes écrits par le prestataire sans relecture d’un avocat : le ton sonne faux et le risque déontologique est réel.
- Une page unique « nos compétences » qui liste douze domaines : Google classe des pages, pas des listes.
- Des photos de banque d’images : sur un site de cabinet, elles se repèrent immédiatement.
- Aucune mesure d’audience : impossible de savoir si le site produit quoi que ce soit.
6. Posez les trois questions qui départagent les prestataires
- Qui écrit les textes, et combien de relectures sont comprises ?
- Que devient mon référencement actuel, et comment le vérifierez-vous après la mise en ligne ?
- Qu’est-ce qui m’appartient à la fin, et sous quelle forme ?
Un prestataire qui répond clairement aux trois travaille sérieusement. Pour le reste, le prix d’un site internet et les six indispensables d’un site de cabinet complètent utilement cette page.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour refaire le site d’un cabinet ?
Une semaine pour un site prêt-à-porter. Six à dix semaines pour un site sur-mesure d’une langue. Deux à trois mois dès qu’il y a plusieurs langues ou une reprise de référencement.
Faut-il un site par domaine d’intervention ?
Non, un site avec une page par domaine. Google classe des pages : une page riche sur le droit du travail bat une rubrique qui énumère douze spécialités.
Le site doit-il afficher les honoraires ?
Rien n’y oblige pour l’essentiel des prestations, mais expliquer les modes de facturation et donner un ordre de grandeur quand c’est possible lève un frein réel avant le premier appel.
Peut-on garder son nom de domaine en changeant de site ?
Oui, et il faut le garder : c’est lui qui porte l’antériorité et les liens reçus. Seules les adresses internes changent, et elles se redirigent.
Pour aller plus loin
- le catalogue des modèles de sites pour avocats : à regarder avec votre logo et vos couleurs, sans rendez-vous.
- les sites prêts-à-porter pour cabinets d’avocats : livrés en cinq jours ouvrés, prix fixe.
- le prix d’un site internet pour avocat : les fourchettes et ce qui les fait bouger.