Pour choisir le site internet de son restaurant, partez de la question que se pose le client avant de venir : puis-je voir la carte, connaître les horaires et réserver, en moins de trente secondes, sur mon téléphone, debout dans la rue ? Un site de restaurant qui répond oui aux trois remplit des tables. Le reste est du décor.
Voici comment décider, dans l’ordre.
1. Les trois fonctions à ne jamais rater
- La carte, lisible et à jour. En texte, pas en PDF, modifiable par vous, avec les allergènes et les prix. C’est la page la plus consultée du site, loin devant l’accueil.
- Les informations pratiques. Adresse, horaires du jour, téléphone cliquable, accès. Cohérents avec votre fiche Google, sinon Google doute des deux.
- La réservation. En deux gestes, vers votre outil, depuis n’importe quelle page.
2. Le téléphone d’abord, vraiment
Plus des trois quarts des visites d’un site de restaurant viennent d’un téléphone, souvent à moins d’un kilomètre de l’adresse et moins d’une heure avant de venir. Jugez chaque maquette sur un écran de téléphone, pas sur un grand écran. Si la carte demande trois pincements pour être lue, le site est raté, quelle que soit sa beauté.
3. Prêt-à-porter ou sur-mesure
| Prêt-à-porter | Sur-mesure | |
|---|---|---|
| Délai | une semaine | quatre à six semaines |
| Prix | 990 € HT | à partir de 2 500 € HT |
| Photos | les vôtres, ou un pack | séance dédiée |
| Bon pour | café, boulangerie, première adresse | maison avec une identité, plusieurs adresses, franchise |
Les sites prêts-à-porter pour restaurants sont dessinés par type d’établissement, du bistrot au coffee shop : vingt-et-un modèles à regarder avec votre nom avant de payer.
4. Ce qui fait la différence dans six mois
- La fiche Google tenue. Photos récentes, horaires exacts, avis auxquels vous répondez. C’est elle qui amène le plus de monde, pas le site seul.
- De vraies photos. Les banques d’images se repèrent, et elles disent au client que le lieu n’a rien à montrer.
- Un texte qui parle du lieu. Qui cuisine, d’où viennent les produits, ce qui change selon la saison. C’est ce que lisent les clients et ce que citent les IA.
- Une mesure d’audience. Sans elle, impossible de savoir si le site remplit quoi que ce soit.
5. Les pièges les plus fréquents
- La carte en PDF : invisible pour Google, illisible sur téléphone.
- Une musique ou une vidéo qui démarre seule : le visiteur ferme.
- Un formulaire de réservation maison qui n’envoie rien : à tester chaque mois.
- Des horaires différents entre le site, la fiche Google et la porte.
- Un site refait sans prévenir Google : les anciennes adresses se redirigent, sinon les positions tombent.
Pour aller plus loin, notre article sur les six indispensables d’un site de restaurant détaille chaque point, et celui sur le référencement local d’un restaurant explique comment la fiche Google et le site travaillent ensemble.
Questions fréquentes
Faut-il un site par adresse ?
Non, un site avec une page par adresse, chacune avec sa fiche Google, ses horaires et ses photos. Un site unique garde l’autorité de la marque.
Qui met la carte à jour ?
Vous, depuis l’administration, en deux minutes. Si le prestataire ne le prévoit pas, la carte sera périmée dans six mois.
Le site doit-il afficher les prix ?
Oui. Le client qui ne trouve pas les prix suppose le pire et va voir ailleurs.
Combien de temps pour refaire un site de restaurant ?
Une semaine en prêt-à-porter, quatre à six semaines en sur-mesure, photos comprises si elles sont à produire.
Pour aller plus loin
- les sites prêts-à-porter pour restaurants : 21 modèles par type d’établissement, à voir avec votre nom.
- l’agence de communication des restaurants : marque, identité, site et visibilité locale.
- le prix d’un site internet de restaurant : les fourchettes et ce qui les fait bouger.
- le catalogue des modèles de sites de restaurant : 21 exemples à regarder avec votre nom et vos couleurs.